La rénovation de la voie professionnelle dans les lycées

La rénovation de la voie professionnelle dans les lycées

La rénovation de la voie professionnelle vise à augmenter le nombre de bacheliers professionnels et leur accès à l’enseignement supérieur ; elle doit améliorer la lisibilité des diplômes pour les élèves, mais aussi pour les chefs d’entreprises qui les recrutent et réduire le nombre de jeunes quittant le système scolaire sans qualification.
Actuellement, 15% des élèves sortent du système éducatif à la fin de la classe de troisième sans diplôme et 25% sans qualification réelle. Parmi ces élèves, se retrouvent, certes les 300000 élèves en difficulté repérés dans l’enseignement primaire, mais aussi un bon nombre d’élèves ayant « subi » une orientation ou encore n’ayant pas trouvé géographiquement une réponse à l’orientation qu’ils souhaitaient.
Du côté des entreprises, on fait le constat qu’entre autres difficultés, elles ne parviennent pas à recruter des personnels formés faute de formations en place localement et de ce fait, elles doivent former leurs employés.
Oui, la voie professionnelle doit être réformée, si l’on veut qu’elle ne soit plus une voie  choisie par défaut. Pour les plus jeunes, elle doit se faire prioritairement au lycée qui demeure le lieu privilégié pour la construction de connaissances solides. Mais, raisonnablement, peut-on continuer à se priver des compétences du monde de l’entreprise ?
Si nous demeurons attentifs à ce que l’Etat conserve la maîtrise des contenus et de la délivrance des diplômes, il n’y a aucune raison de craindre ce rapprochement Etat – Entreprise.
Ce nécessaire partenariat permettrait de développer des filières, d’en maintenir d’autres en mixant les publics ou encore de donner à des  élèves en situation de décrochage la possibilité de retrouver le chemin du lycée.